Le français en Inde : Débats politiques, plurilinguisme et rôle de l’AITF

K. Madanagobalane, Président, AITF
R. Kichenamourty, Président Honoraire, AITF

L’enseignement du français en Inde ne ressemble nullement à l’enseignement de cette langue dans toute autre partie du monde. Car il s’agit d’un pays qui compte une population d’environ un milliard d’habitants et où se pratiquent plus de 1650 langues. »1 

Dans les conditions normales, cet enseignement doit faire l’objet d’une grande concertation entre tous les acteurs concernés. Cela n’étant malheureusement pas le cas, nous profitons de cette rencontre pour engager une réflexion sur le plan international.

Notre communication s’articule autour de trois points suivants :

  1. la présence du français en Inde,
  2. la menace qui pèse sur l’enseignement de cette langue, et
  3. nos propositions qui permettraient de venir à bout de certaines difficultés.

Présence française en Inde

En Inde l’enseignement du français hérite d’une longue tradition. Il existe depuis plus de 250 ans bien que son évolution ait suivi des courbes différentes dans les différents états du pays.

A Pondichéry, ancien territoire français en Inde, c’est la présence française qui est à l’origine de l’enseignement du français. Sous le régime colonial, c’est le français qui s’est imposé comme langue officielle. Depuis la création des écoles primaires au 19e siècle, les programmes d’études ont accordé une place primordiale à la langue et la culture françaises. Pour illustrer cette affirmation, nous citons ici un extrait du rapport préparé par l’inspecteur Carré en 1922.

« Mais nos écoles primaires doivent être entièrement français et ne servir qu’à l’enseignement du français. Laissons aux parents le soin de transmettre leur langage à leurs enfants et attendons  tranquillement ensuite l’œuvre du temps…

Nous amènerons insensiblement les populations soumises à notre domination à s’incliner devant la force des choses et à accepter notre langue et notre civilisation, comme elles ont été forcées de reconnaître notre autorité et la force matérielle de nos armes. »2

Cette coercition n’existe plus depuis la fin du colonialisme en 1954. Pondichéry accorde tout de même une place, sinon exclusive, du moins importante, à l’enseignement du français dans ses écoles et collèges.

Au Tamilnadu, la présence des pères des Missions-Etrangères et de la Compagnie de Jésus soutient son enseignement. Leur influence ne se limite pas à la langue française, elle s’exerce également dans le domaine des sciences »3, ce qui rehausse indirectement le prestige du français.

Dans les autres parties du pays, l’enseignement du français relève plutôt du choix du peuple.

Par exemple, au 19e siècle, à la Présidence de Bombay « les étudiants parsis de l’Université de Bombay commencent à s’intéresser au français. Le Cercle Littéraire, baptisé dans un premier temps le Cercle Franco-parsi, est inauguré en novembre 1886…Les dons de richissimes représentants de la communauté parsie, au premier rang desquels Sir Dinshaw Petit, permettent la constitution de cette association, véritable centre de promotion et de diffusion de la culture française. »4

Autre exemple : A la présidence de Calcutta, « la langue française s’implante très probablement par le biais des érudits bengalis beaucoup plus tôt que dans la Présidence de Bombay. »5

Ainsi l’enseignement du français est présent, d’une façon ou d’une autre, dans le cursus de l’éducation indienne depuis longtemps, établissant ainsi une tradition plus que centenaire.

Selon les statistiques les plus récentes, l’Inde compte 300 000 apprenants du français. En ce qui concerne le français langue étrangère, cet effectif est le plus élevé dans toute l’Asie. Cette réussite est due aux efforts persévérants et soutenus des enseignants indiens du FLE qui se sont échinés pour faire valoir, contre vents et marées, cette langue étrangère dans le curriculum indien.


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Menace

Ce constat ne doit pourtant pas inciter à la complaisance, car une menace imminente pèse sur l’enseignement du français. A l’heure actuelle, cette langue paraît de plus en plus en porte à faux dans le scénario indicatif indien : le changement constant qui s’opère dans la politique linguistique du pays tend, d’ailleurs fort légitimement, à favoriser les langues régionales qui sont au nombre de 23 »6. Et le français sera bientôt relégué à la quatrième place, position peu enviable, dans le système éducatif indien.

Devant la multiplicité des langues que nous avons évoquée ci-haut, le gouvernement indien s'efforce de mettre en place la « politique des trois langues »7. Conçue dès 1949, en vue de mettre fin aux conflits d'ordre linguistique, elle a subi plusieurs révisions (1957, 1964, 1968).

Dans sa formulation actuelle, elle s'articule de façon suivante :

  1. la langue maternelle (ou régionale)
  2. la langue officielle de l'Union indienne (le hindi ?) ou la langue officielle associée (l'anglais ?)
  3. une langue vivante indienne ou étrangère ne figurant pas sur (1) ou (2).

Ce programme vise l'enseignement primaire, secondaire I et secondaire II (Higher Secondary). Désignons par L1, L2, L3, etc. les langues pratiquées dans les écoles et collèges indiens. Pour tout Indien dont la langue maternelle est L1 (le hindi ou une autre langue indienne), la langue seconde L2 est, dans la majorité des cas, l'anglais. La formule à trois langues propose un L3 qui sera le hindi pour les Etats de l'Inde du Sud et une langue de l'Inde du Sud pour les autres Etats. Le français serait donc un L4 dont les chances de réussite seraient minimes.

Mais la politique de trois langues n'a pratiquement pas encore démarré : les Etats de l'Inde du Nord ne sont pas suffisamment motivés pour apprendre une langue quelconque de l'Inde du Sud. A leur tour, les Etats du Sud répugnent à accepter le hindi comme une langue officielle.

La politique des 3 langues ne s'étant pas généralisée, seuls comptent L1 et L2 pour notre étude, alors que le français occuperait provisoirement le statut de L3.


À l’heure actuelle, il existe donc en Inde une co-habitation pacifique de plusieurs langues, avec l’anglais occupant une place prépondérante, malgré les résistances que lui opposent souvent des hommes politiques. Dans les établissements où l’anglais est la langue d’instruction, le français est souvent la langue seconde préférée. Mais la situation est précaire »8. Le jour où l’anglais sera relégué au second plan, le français risque d’être en grande partie éliminé du système éducatif indien.

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Propositions 

Face à cette menace et ces difficultés, l’AITF (Association of Indian Teachers of French) a redoublé ses efforts pour redonner vigueur à l’enseignement du français sur le sol indien en le rendant plus pertinent au contexte indien.

Pour ce faire, elle agit sur quatre axes importants : FLE et le contexte indien, formation, publications et rencontres.

1. FLE et le contexte indien

Prenant exemple sur l’anglais, plus tourné vers l'expression des réalités indiennes que les réalités britanniques ou américaines, l’AITF favorise une méthodologie qui tiendrait compte du contexte indien. Jusqu’ici les méthodes de FLE que l’on imposait en Inde s’attachaient quasi-exclusivement à l’expression des éléments culturels français et les apprenants indiens n’en savaient que faire de ces acquis langagiers qui ne seraient utiles que dans le contexte français. Les didacticiens et méthodologues se sont rarement penchés sur les problèmes du pays récepteur et ils se sont même permis de les ignorer complètement.

A notre avis, un certain renversement de perspective semble s'imposer. La préparation des méthodes et manuels doit donc tenir compte des particularités linguistiques et culturelles du public concerné. En d'autres termes, les émetteurs du cours doivent prendre conscience des problèmes des récepteurs. Après tout, le producteur d'une marchandise pourrait mieux vendre son produit s'il parlait la langue du client. Pourquoi en serait-il autrement pour la propagation d'une langue ? On pourrait objecter qu'un tel projet serait peu rentable. Mais trop de souci de rentabilité semble parfois obnubiler certaines visées pédagogiques. Les organismes chargés de la propagation et du rayonnement du français doivent donc veiller à ce qu'un vrai dialogue s'établisse entre les promoteurs des méthodes et le public visé.

Pour sa part l’AITF a préparé une méthode qui se base sur les recommandations de CECR : Synchronie »9. L’AITF s’est engagée à étudier les possibilités d’application du CECR dans le contexte indien et s’est donné pour objectif de trouver des voies parallèles pour l’enseignement-apprentissage du français et à repenser les activités pédagogiques. Le projet qu’elle a soumis à la FIPF a été l’un des 18 projets à être sélectionnés par le Ministère des Affaires Etrangères  (MEA) et la FIPF dans le cadre du projet d’innovation pédagogique. Ainsi nous étions l’un des premiers à contextualiser le CECR dans le contexte indien.


2. Formation 

A l’heure actuelle, la rapidité avec laquelle les progrès sont réalisés dans le domaine de l’enseignement est tellement vertigineuse que l’enseignant indien se sent parfois perdu dans les nouvelles notions pédagogiques. Il est donc nécessaire de mettre en place un système de formation continue.

Pour sa part, l’AITF a collaboré à la création d’un centre  à Chennai : CLAIM (Centre de linguistique appliquée de l’Inde méridionale). C’est le résultat d’une concertation entre trois organismes : l’Association indienne de professeurs de français (AITF), le Service Culturel de l’Ambassade de France en Inde, représenté par le Bureau de coopération linguistique et éducative (BCLE) de Pondichéry et la Délégation générale de l’Alliance Française de Paris en Inde représentée par l’Alliance Française de Chennai. Il a été inauguré en mars 1992 et sa naissance a été annoncée dans le Français dans le Monde, No 249 (mai-juin 1992) et l’Univers du Français de la FIPF (No 54). Depuis sa création, le CLAIM a organisé des stages et ateliers dont le caractère tranche nettement sur celui des opérations précédentes. C’est qu’ils ont tenu compte des conditions actuelles de l’enseignement de français dans les établissements indiens et qu’ils s’attachent à trouver des solutions ponctuelles aux problèmes qui se posent dans les différentes régions de l’Inde méridionale. C’est une des raisons pour laquelle, ils ne se déroulaient pas dans la même ville. Le CLAIM a donc été un centre à l’écoute des besoins des enseignants. C’était également une plateforme d’échanges : il s’efforçait d’être un lieu ouvert et d’aider à mettre en place un système d’unités de valeur ; ou bien jouer son rôle de partenaire lors des journées organisées par les établissements d’enseignement sur le thème de francophonie.

L’action menée dans le cadre du CLAIM pendant environ dix ans avait, en quelque sorte, réussi à sensibiliser les enseignants de français du sud de l’Inde aux nouvelles orientations de la didactique du FLE. Il est vrai que déjà on avait introduit les méthodes telles que Intercodes, Bonne Route, Le Nouveau Sans Frontières, Panorama, Connexions, Latitude, etc. dans les établissements indiens. Mais on ne les pratiquait pas selon les principes pédagogiques sous-jacents. La réalité était tout à fait dramatique, car dans tous ces établissements on enseignait ces nouvelles méthodes en appliquant les mêmes principes qu’avant, à savoir, en recourant à la traduction. On retombait ainsi dans les pratiques des années 50. Nous avons donc conclu, nous responsables indiens, qu’il ne suffisait pas d’introduire les nouveaux  manuels pour obtenir des résultats merveilleux et qu’il faudrait en plus changer la mentalité des enseignants. C’est dans ce sens que nous avons œuvré au CLAIM.

Malheureusement, cette structure ne bénéficie plus de subventions du service culturel de l’ambassade de France en Inde depuis quatre ans. D’où un arrêt brutal de toutes ses activités. Si les partenaires français souhaitent vraiment  associer les experts indiens, ils auront certainement intérêt à ressusciter cette structure qui a fait ses preuves au cours de plusieurs années de son existence.

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3. Publications

Pour inciter nos collègues indiens à se lancer dans l’aventure pédagogique et créatrice, l’AITF a créé une maison d’éditions qui publie leurs travaux sans but lucratif. L’importance est accordée à la production des méthodes et manuels. Deux raisons expliquent l’initiation entreprise par l’Association : pénurie des livres à prix adorable et manque d’éléments culturels indiens dans les méthodes de français. Mantra, Progresser en Français, A comprehensive French Grammar, Synchronie, etc.

Nous encourageons également la traduction des ouvrages de langues indiennes vers le français et vice versa : L’Epreuve du Feu (recueil de nouvelles tamoules contemporaines en français), recueils de nouvelles de Maupassant en tamoul, Anthologie de la nouvelle québécoise en tamoul, etc. Le journal québécois, le Soleil, daté du 25 juillet 2008 en a fait état à la première page de son supplément :

« Les auteurs québécois voyagent jusqu’en Inde où ils peuvent maintenant trouver un lectorat tamoul. Un voyage assuré par trois professeurs de l’Université de Pondichéry, ancien comptoir français où l’intérêt pour la langue de Molière persiste. Les mots d’Hubert Aquin, de Michel Tremblay, de Naïm Katan, de Gilles Pellerin ou de Gabrielle Roy peuvent ainsi trouver un écho auprès de dizaines de milliers d’étudiants qui s’initient à la langue et à la culture françaises. »

L’auteur de l’article, Anne-Sophie Gratte ajoute :

« Traduire le concept de crise identiaire québécoise en tamoul, une vieille langue de 3000 ans parlée par 60 millions d’Indiens : voilè le défi relevé par des professeurs de français indiens qui diffusent en tamoul les écrits d’auteurs québécois tels que Michel Tremblay et Anne Hébert. »


4. Rencontres 

Vu la taille du pays, l’enseignant de français n’a pas la possibilité de confronter ses connaissances et ses pratiques avec ses homologues sur le plan national. A cela s’ajoute la suppression des bourses qui l’empêche d’être à la page en matière de la didactique du FLE en visitant la France. C’est pour circonvenir ces difficultés que l’AITF organise, outre des stages nationaux, des congrès à l’échelle internationale.

Les congrès internationaux qu’organise l’AITF permettent à celle-ci de trouver aussi une raison supplémentaire pour assurer la survie du français en Inde : celle de créer une ouverture sur les pays francophones. D’une part cela nous permet d’établir un rapprochement avec les pays francophones sur le plan littéraire et culturel, vu l’extraordinaire expansion des littératures francophones. D’autre part, cet intérêt à la francophonie va dans le sens de l’évolution économique de l’Inde qui cherche à établir les liens de plus en plus amples avec les pays où l’on pratique la langue française. C’est ainsi qu’elle est amenée à réserver dans ses  programmes un créneau important aux études francophones : tous les cinq congrès de l’AITF (successivement à Chennai (1995), Pondichéry (1998), Hyderabad (2002), Pondichéry (2007, février 2010), Kullu-Manali (septembre 2010) ont accordé une place importante aux études françaises et francophones.

Ce qui nous chagrine pourtant c’est l’attitude des partenaires français qui hésitent à soutenir toute opération visant à inclure les études francophones, malgré nos efforts pour leur faire comprendre les impératifs du contexte indien.

L’analyse que nous venons de faire montre bien qu’il reste encore beaucoup à faire en Inde.

L’AITF préconise donc une collaboration plus judicieuse et plus étroite entre les acteurs concernés. Pour éviter tout malentendu, il est nécessaire de garder présent à l’esprit que l’action que nous engageons n’est nullement à l’opposé de celle que conçoivent nos partenaires français, car nous œuvrons, nous-aussi, en faveur du français.

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Mais les objectifs spécifiques tendent à diverger largement entre ces deux. En gros, voilà la différence :

  1. l’AITF tend à protéger l’enseignement du français dans les établissements officiels indiens, dans les écoles, collèges et universités, en bref  un enseignement qui bénéficie d’un statut institutionnel indien et qui tient compte des besoins du pays. Cet enseignement est d’ailleurs de nature holistique, capable de former la personnalité des apprenants à tout point de vue ;
  2. or les partenaires français visent par contre à inculquer chez les apprenants des notions linguistiques qui leur permettraient peut-être de trouver un travail dans les call-centres, mais qui n’ont qu’un rapport lointain avec les réalités indiennes qu’ils  n’ont pas l’occasion de connaître à fond lors de leur bref séjour en Inde.

Nous ne voulons nullement dénigrer leurs efforts qui sont parfois très louables, mais nous déplorons seulement l’intérêt marginal qu’ils manifestent envers cet autre type d’action que nous engageons et dont les résultats seront, à coup sûr, plus fructueux à long terme.

Une concertation plus sérieuse est plus que nécessaire à l’heure où certaines conjonctures semblent favorables grâce aux initiatives de l’AITF, car malgré les difficultés matérielles, l’AITF a entamé des démarches qui contribueront à la consolidation de l’enseignement du français en Inde. Par exemple, l’effort soutenu de l’association pour obtenir le statut d’observateur pour Pondichéry dans les forums des pays francophones. Par suite de nombreuses interventions auprès de l’administration de l’Etat de Pondichéry, ce rêve est sur le point d’être réalisé, car  au stade où en sont les choses, le ministre en chef adresse, sur les instances de l’AITF, une demande au gouvernement central qui a décidé de l’appuyer auprès des pays francophones. Les enjeux de cette démarche sont importants. Par exemple, les interactions entre l’Inde et les pays francophones deviendront de plus en plus intenses sur le plan économique et politique, nécessitant ainsi le recours au français.

En somme, la situation du français en Inde exige une concertation plus positive et plus pragmatique entre les partenaires français et indiens. Pour sa part, l’AITF est tout à fait disposée à collaborer avec les partenaires français non seulement pour parer au danger qui menace l’existence même de l’enseignement du français en Inde, mais aussi pour améliorer cet enseignement à tout point de vue. L’heure est donc venue où tous les acteurs concernés conjuguent leurs efforts afin de pouvoir surmonter les obstacles.

Ce qui a motivé cette action, c’est donc le souci de ne pas s’arrêter en si bon chemin et de ne pas laisser périr une longue tradition de l’enseignement du français dans le sous-continent indien.


Références

  1. B.Mallikarjun, “Indian Multilinguism, language policy and the digital divide” in Language in India,  Vol.4, 4 Avril 2004, Mysore, India
  2. Carré, Méthode pratique de langages, de lecture, d’écriture, et de calcul, Livre du maître, Armand Colin, 1922. P.49.
  3. Samuel Berthet, Inde-France, Enjeux culturels, 1890-1962, Institut Français de Pondichéry, 2006.
  4. ibid.
  5. ibid.
  6. B.Mallikarjun, op.cit.
  7. All India Council for Education on National Policy on Education, 1956, 1968, 1986
  8. Article dans The Hindu du 18 mars 2008:
  9. K.Madanagobalane, R Kichenamourty et al, Synchronie I & II (projet d’innovation pédagogique de la FIPF), Samhita Publications, Chennai, 2007.
 
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